Le coaching, en fait, c’est quoi?

Le coaching, en fait, c’est quoi ?

La question vous semble peut-être bizarre venant de moi, une professionnelle du coaching qui forme et supervise des coachs débutants depuis plusieurs années. Et pourtant, vous avez certainement déjà remarqué que répondre à cette question n’est pas si simple.

Le coaching, c’est à la mode. On en entend parler un peu partout, à toutes les sauces. Le terme semble de plus en plus répandu, aussi bien dans le monde professionnel que parmi les approches de développement personnel ou de cheminement spirituel. Job coaching, coaching de vie, coaching de réinsertion professionnelle, coaching de managers, coaching holistique… sans oublier le coaching sportif.

Le même terme cache de nombreuses réalités et des pratiques très diverses qui peuvent être en opposition les unes avec les autres. Impossible de trouver une définition qui mette tout le monde d’accord. D’autant plus que le terme n’est pas protégé : légalement, n’importe qui peut s’improviser coach, vendre des prestations de coaching et proposer sa propre définition.

Dans un tel contexte, le professionnalisme implique pour moi de pouvoir expliquer quelle forme de coaching je pratique et quelles en sont les limites. Commencer par une définition est souvent un bon début. Celle de Coaching-Services est la suivante :

Le coaching est une technique d’accompagnement permettant à une personne de prendre conscience de son potentiel de réussite, de le développer, et d’être poussée à agir dans le sens de l’atteinte de ses objectifs, qu’ils soient personnels ou professionnels.

Une telle définition n’est cependant qu’un point de départ, car il faut encore pouvoir expliquer à quel type de thématiques le coaching s’applique ou non et comment il se déroule. Dans ma pratique et dans l’accompagnement de coachs en formation, je commence souvent par dire ce que le coaching n’est pas.

Le coaching n’est pas une thérapie. Il n’a pas pour objet de soigner une souffrance émotionnelle, psychologique ou traumatique. Il s’occupe plutôt de chercher des stratégies concrètes pour avancer, dans une logique d’efficacité et non de soin.

Le coaching n’est pas non plus du conseil. Un coach ne propose pas de solutions toutes faites à son client. Il doit l’amener à trouver ses propres ressources pour se mettre en mouvement et favoriser son autonomie, dans l’état d’esprit de Confucius : « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson. » Je dis souvent à mes clients que mon but est qu’ils n’aient plus besoin de moi le plus vite possible. L’idée n’est pas simplement qu’ils résolvent leur problème, mais qu’ils identifient et apprennent à activer les ressources qui leur permettront de résoudre aussi bien leur problème actuel que d’autres problèmes à l’avenir.

Être trop focalisé sur la résolution de problèmes et le résultat est un piège dans lequel de nombreux coachs débutants tombent. Un résultat n’est jamais garanti d’avance. Dans mon expérience, il s’agit plutôt de créer un espace de prise de recul pour permettre à l’autre de changer de regard sur sa situation, d’en identifier les enjeux et de réfléchir à ce qu’il peut changer concrètement, un petit pas après l’autre. Lors de la première séance, je dis souvent à mes clients que je n’ai aucune idée de ce qui pourra les aider, mais que je mets simplement un deuxième cerveau à leur disposition pour réfléchir avec eux et leur permettre d’imaginer d’autres pistes auxquelles ils n’auraient peut-être pas pensé tous seuls.

Une telle posture professionnelle ne s’improvise pas. Il faut de nombreuses heures de pratique et de supervision pour la développer et s’assurer qu’elle réponde à des règles éthiques. Selon ICF, une compétence fondamentale d’un coach est d’ailleurs qu’il « incarne un état d’esprit Coaching » par un travail sur lui-même en dehors de sa pratique professionnelle.

Je ne peux donc que vous encourager à vous former, à vous faire superviser, à vous professionnaliser et à discuter de votre pratique avec d’autres coachs pour développer votre regard critique et votre pertinence – une approche que nous avons à cœur chez Coaching-Services de pratiquer nous-mêmes et de transmettre.

Myriam Küng, coach accréditée ICF et responsable administrative

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« L’absolu … ment. »

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Dans le cadre de deux récentes séances d’accompagnement, j’ai été frappé par l’utilisation récurrente de « mots absolus » comme « tout ou rien », « toujours ou jamais », « personne ou tout le monde », apparaissant dans des expressions telles que « Ça ne va pas et, pourtant, je fais tout pour que ça aille », « Rien ne me réussit », « C’est toujours la même chose », « Personne ne m’écoute ».

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 » J’aimerais bien mais … j’ai pas envie ! « 

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Vous est-il déjà arrivé de coacher une personne qui vient vous voir avec un enthousiasme approximatif (qui reste à définir), une problématique un peu nébuleuse et un objectif aussi facilement définissable que le monstre du Loch Ness par temps de brouillard compact ?

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La pensée en arborescence … comme un feu d’artifice !

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Pendant longtemps, j’ai regardé les autres en me disant : j’aimerais tellement être comme eux. Faire simplement les choses sans tout remettre en question. J’ai cru que quelque chose n’allait pas chez moi.

Il m’a fallu du temps pour comprendre quelque chose de simple : le problème n’était pas mes pensées, mais la manière dont je me battais contre elles.

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Aaahhhh l’image du coaching…

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L’image du coaching est actuellement fortement dégradée par les médias. La sortie du film « Gourou » de Pierre Niney met en évidence l’utilisation abusive du terme « coach ». Une utilisation abusive selon notre définition du coaching et notre code de déontologie, mais pas illégale !

Alors, comment nous positionner en tant que véritables professionnels dans cet océan de touristes, de charlatans et de gourous ?

Augmenter notre visibilité sur les réseaux, au risque de faire exactement ce que l’on nous reproche, c’est-à-dire nous mettre en avant plutôt que d’incarner une position basse ?

Ne rien faire et laisser le grand public ignorer ce qu’est le coaching, le vrai ?

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