Je ne suis pas un grand adepte des médias. J’avoue que je préfère m’en tenir assez éloigné pour ne pas renforcer une anxiété qui peut parfois être déjà bien présente.
Cependant, je reste un minimum informé et force est de constater que les nouvelles ne sont pas très joyeuses.
Guerres, environnement, politique, individualisme, développement de l’IA, etc. Pas besoin de rester planté devant un écran pour se rendre compte que tout est en train d’évoluer, de changer, voire de partir en vrille.
Mais où vas-t-on ?
J’ai toujours pensé que les grandes révolutions dans notre manière de vivre, que ce soit individuellement ou collectivement, se produisent à la suite de crises. Et que vivons-nous en ces temps incertains, si ce n’est une crise mondiale, et ce, à bien des égards ?
Je me suis sincèrement demandé comment agir face à notre avenir. Et si ce n’est agir, comment continuer à vivre plus ou moins sereinement, sachant que j’ai des enfants et que je me soucie un tant soit peu du futur de notre planète ?
Faut-il verser dans le survivalisme et, si oui, comment se préparer au pire ?
Faut-il ignorer tout cela et faire l’autruche, en me concentrant uniquement sur ma petite vie pour en tirer un maximum de plaisir ?
Faut-il me mettre au service des autres et de certaines causes, me battre, peut-être en vain, pour donner un sens à mon existence ?
Je n’ai pas de réponse. Mais même si j’ai tendance à imaginer les scénarios les plus sombres, je garde également confiance en l’humanité, en tout cas en une partie d’entre elle, et en sa capacité à évoluer, à apprendre de ses erreurs et à avancer.
Chaque époque a connu ses crises, et leur résolution a souvent amené de nouveaux défis. Nous aimerions parfois pouvoir revenir à des temps anciens qui nous semblent « plus équilibrés ». Cependant, revenir en arrière est un doux rêve. Le seul chemin qui s’offre à nous est d’aller de l’avant et de faire avec ce que nous avons.
J’ai donc entrepris de dresser une liste des choses qui sont en mon pouvoir, dans ma zone d’influence. L’idée étant de faire, du mieux que je peux, de petites choses à mon échelle qui, je l’espère, contribueront positivement à notre avenir.
N’oublions pas qu’individuellement, nous pouvons nous sentir insignifiants. Cependant, il suffit qu’un grand nombre de personnes choisissent d’agir pour que, soudainement, le monde commence à évoluer.
Alors, arrêtons de nous cacher derrière des phrases du style : « Oui, mais les autres le font aussi ! » ou « Qu’est-ce que ça changera si je suis le seul à le faire ? »
Car une chose est sûre : 100 % des personnes qui ont réussi quelque chose ont commencé par essayer. Et elles ont avancé en faisant un premier pas.
Quel sera votre petit pas en cette fin d’année pour que le monde avance à nouveau dans le bon sens ?
- Trier ses déchets ?
- Consommer moins ?
- Marcher ou aller à vélo au travail ?
- S’engager pour une cause humanitaire ?
- Simplement être un peu plus présent pour les autres afin de recréer du lien ?
Tout est possible. L’humain a des capacités incroyables ! Bien plus extraordinaires que de savoir scroller avec son index.
Un petit conseil tout simple : quand vous pensez à faire une activité ou une tâche, plutôt que d’attendre que votre cerveau vous trouve toutes les excuses du monde pour rester sur votre canapé, comptez jusqu’à 5 et bougez-vous !
C’est fou comme on se sent bien ensuite.
Et si vous avez de belles idées pour prendre soin de notre monde, à travers de tout petits pas, n’hésitez pas à les partager.
Car imaginez : si une personne en inspirait positivement deux autres, que le lendemain, chacune de ces deux personnes en inspirait deux nouvelles, et ainsi de suite…
En seulement 32 jours, ce mouvement pourrait théoriquement avoir touché l’équivalent de la population mondiale !
Bien sûr, ce n’est qu’un calcul théorique. Mais il illustre à quel point une petite action peut prendre une ampleur insoupçonnée lorsqu’elle se transmet.
Alors, pourquoi ne pas commencer aujourd’hui ?
À méditer…
Grégoire Perroud