Le 15 juin, le 1er livre de Grégoire Perroud a été publié. Il s’agit d’un ouvrage de partage d’expérience et de développement personnel qui se veut déculpabilisant.

Mais par où commencer ? Pour Martine la question qui semble appeler le plus de réponses est « Qu’est-ce que je ne veux plus éprouver ? ».
La question est posée, la graine est semée. Les réponses viennent relativement rapidement et c’est déjà une bonne chose.
Bravo Martine, fonce…
Jusque-là tout va bien, ou du moins à peu près. Mais ces réponses doivent mener à des actes concrets de sa part. Vous voyez où elle veut en venir ? Ces fameuses limites à poser, l’acte qui posera une solution à l’inconfort. D’autant plus que ces limites sont à adresser à une autre personne…
Jusque-là tout va toujours bien. C’est clair, précis et Martine se sent puissante et bien alignée. Alors, forte de sa nouvelle armure, elle part, fleur au fusil, avec ses nouvelles injonctions adressées à « la cible ».
Et là, après moultes discussions avec cet autre, Martine perd de sa superbe car l’autre est aussi un combattant hors pair : il négocie, fait attendre, tout en remettant bien à l’esprit l’importance de ce qu’elle perd en clamant haut et fort ses besoins et ses limites. Martine botte en touche, avec son armure sous le bras, décapitée.
Martine se demande
– « Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à faire me faire entendre alors que cela me semble juste, et simple ? Suis-je réellement incarnée lorsque je pose mes limites ? ».
– « Biiiin ma chérie, c’est tout simple puisque tu reviens toujours dans le jeu de l’autre (comme ce que tu as appris enfant), tu te soumets de nouveau et ne récolte que les miettes ». Un fameux schéma qui se répète, encore et encore. Mais quelle solution adopter ?
Martine, a besoin d’être rassurée, de savoir qu’elle ne dysfonctionne pas, que ses demandes sont valables. Lorsque nos valeurs ne sont plus respectées, comment faire pour avoir la force de s’aimer ? Et choisir le camp qui apaise sans être dans le manque ? Ces hauts et ces bas, ces montagnes russes sont énergivores. Parfois Martine souhaiterait avoir la sagesse de la bonne sœur ou du bouddhiste (« que la paix soit avec vous »).
Pour le moment, Martine y travaille encore. Dotée de sa pioche, elle creuse la mine pour trouver son filon d’or. Ce fameux filon qui lui permettra de se remettre au centre de sa vie, d’accorder un peu moins d’importance au monde extérieur.
Et vous, cherchez-vous aussi votre filon d’or ?
Carine, dit Martine
Hé Martine ! Et si tu allais voir un coach ? Tu en as quelques-uns dans ton entourage professionnel, non ?
Le 15 juin, le 1er livre de Grégoire Perroud a été publié. Il s’agit d’un ouvrage de partage d’expérience et de développement personnel qui se veut déculpabilisant.
Dans le cadre de deux récentes séances d’accompagnement, j’ai été frappé par l’utilisation récurrente de « mots absolus » comme « tout ou rien », « toujours ou jamais », « personne ou tout le monde », apparaissant dans des expressions telles que « Ça ne va pas et, pourtant, je fais tout pour que ça aille », « Rien ne me réussit », « C’est toujours la même chose », « Personne ne m’écoute ».
Vous est-il déjà arrivé de coacher une personne qui vient vous voir avec un enthousiasme approximatif (qui reste à définir), une problématique un peu nébuleuse et un objectif aussi facilement définissable que le monstre du Loch Ness par temps de brouillard compact ?
Pendant longtemps, j’ai regardé les autres en me disant : j’aimerais tellement être comme eux. Faire simplement les choses sans tout remettre en question. J’ai cru que quelque chose n’allait pas chez moi.
Il m’a fallu du temps pour comprendre quelque chose de simple : le problème n’était pas mes pensées, mais la manière dont je me battais contre elles.