
La psychologie positive ? Qu’est-ce que c’est ?
Depuis plusieurs années, nous en parlons dans nos formations sans pour autant développer plus en avant cette notion.
La psychologie positive n’a tout d’abord rien à voir avec la « pensée positive ». Il ne s’agit pas de la recette de la méthode Coué qui consiste à faire de l’auto-suggestion positive !
La psychologie positive consiste en l’étude d’une psyché saine. La psychologie, et plus spécifiquement la psychiatrie, s’étant centrée pendant très longtemps sur l’étude des maladies psychiques, peu de chercheurs s’étaient investis dans l’étude d’un cerveau qui va bien!
C’est le Pr Martin P.E. Seligman qui a officiellement lancé cette discipline de la psychologie au Etats-Unis à la fin des années 90. Bien que les concepts qui en sont à la base soient bien plus anciens et issus tant de la psychologie humaniste que de la psychologie expérimentale, la psychologie positive a permis de mettre en valeur et de vulgariser les ressources de l’être humain.
Pour ce billet du mois, voici une explication simple de ce concept et de son implication dans les métiers d’accompagnement rédigé par notre collègue Nicole Borel.
Psychologie positive – une base favorisant une posture bienveillante dans le coaching
En tant que coach intégrant la psychologie positive, l’attitude repose sur la conviction de favoriser le bien-être et le développement personnel du client en se concentrant sur ses forces et ses ressources plutôt que sur ses lacunes. Cela implique d’adopter une attitude valorisante et ouverte, d’écouter activement et d’aider le client à reconnaître et à activer ses propres ressources. Ce type de coaching vise à renforcer l’efficacité personnelle et la croissance personnelle, soutenues par un retour constructif et positif.
Orientation positive : la psychologie positive part du principe que l’on peut favoriser le bien-être et le développement personnel en se concentrant sur les forces, les talents et les expériences positives. Le coaching se concentre donc sur ce qui fonctionne bien et sur le potentiel dont dispose déjà le client, plutôt que de se focaliser uniquement sur les problèmes.
Écoute attentive et active : une attitude fondamentale consiste à écouter le client avec attention et en étant pleinement présent (Carl Rogers). L’écoute active permet de mieux identifier les ressources et les points forts du client et de comprendre ce dont il a réellement besoin.
Estime et reconnaissance : le coach traite le client avec une profonde estime et reconnaissance pour sa personne et ses efforts. Cette attitude fondamentale est décisive pour établir une relation de confiance dans laquelle le client se sent en sécurité pour s’ouvrir et évoluer.
Se concentrer sur les points forts : le coach aide à identifier et à développer les points forts et les talents existants du client. Ceux-ci peuvent ensuite être utilisés comme outils pour atteindre les objectifs du coaching.
Orientation vers les ressources : l’accent est mis sur l’activation des ressources personnelles et externes du client. Le coach aide le client à se percevoir comme capable et proactif afin de mieux relever les défis.
Feedback constructif : le feedback est formulé de manière à être spécifique, constructif et encourageant. Le coach reconnaît les succès concrets et met en avant les points forts du client afin de renforcer sa motivation et de l’encourager.
Soutien au développement personnel : le coach accompagne le client dans son développement personnel, qu’il s’agisse d’orientation professionnelle, de développement de compétences managériales ou de recherche d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. La psychologie positive fournit un cadre permettant d’organiser ce processus de manière saine et épanouissante.
Et finalement, le coach peut servir de modèle en incarnant lui-même une attitude positive et résiliente. Cela montre au client comment il peut développer lui-même une attitude positive afin de mieux relever les défis et tirer le meilleur parti de lui-même.
Nicole Borel