L’herbe n’est-elle pas plus verte ailleurs ?

Bon, soyons franc, actuellement l’herbe de notre gazon est plutôt jaune-cramoisi mais on ne va pas chipoter dès la première phrase…

Haaaa ! Ce que j’ai pu l’entendre cette expression et beaucoup d’autres également :

« Tu ne vas pas quitter ce métier, tu as tout ce qu’il te faut ici ! »

« Tu n’es jamais satisfait, tu veux le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière »

« Changer d’entreprise c’est comme échanger du fumier pour du purin… » (Celle-ci est bien de chez nous !)

Je remarque que beaucoup de personnes restent à leur poste ou dans leur entreprise en prétextant que ce serait la même chose ailleurs, voire pire. Ils ne sont pas forcément satisfaits de leur travail, je ne ressens pas de passion chez eux et certain sont malheureux…

« Mais non ! On ne change pas, car l’herbe n’est pas plus verte ailleurs… »

D’où nous vient cet adage ? Est-ce une véritable sagesse ou simplement ce qu’on veut nous faire croire par peur que l’on parte voir ailleurs ? Je trouve intéressant que l’on préfère nous persuader que de l’autre côté de la barrière ce n’est pas mieux, plutôt que de nous insuffler l’envie de rester. Peut-être que la peur et la menace ont longtemps fait fonctionner le monde, mais je pense qu’aujourd’hui, nous avons besoin de plus que cela.

Nous ne voulons plus seulement survivre, fini le temps où l’on restait dans un emploi à vie car la question ne se posait même pas. Nous voulons vivre, profiter de notre temps sur terre pour apprendre, découvrir, se passionner et évoluer.

Alors oui, cela pose des questions et des défis pour l’avenir de notre société et son fonctionnement, car la nouvelle génération s’en fiche de savoir que son herbe est la plus verte. Elle cherche surtout à ce qu’elle soit facile d’entretien cette herbe et ainsi avoir le temps pour visiter les autres jardins et expérimenter d’autres choses.

Je ne leur jette pas la pierre, car de mon côté, je suis un éternel insatisfait doublé d’un insatiable curieux. Je crois même que j’ai un côté un peu rebelle car si on me dit : « N’y va pas, c’est comme ici. » Vous pouvez être sûr que je vais aller voir. Autant mettre un bouton rouge avec marqué NE PAS TOUCHER sous le nez d’un enfant.

Et vous savez quoi, c’est vrai que l’herbe n’est pas toujours plus verte, mais elle est à chaque fois différente… pas mieux, pas pire… juste différente. C’est ce qui est merveilleux quand on change, car une fois dépassées nos peurs, et souvent celles des autres aussi, nous pouvons évoluer, apprendre et avancer.

J’ai pris, à plusieurs reprises, des voies différentes dans ma vie. Je n’ai pas toujours suivi (voire jamais) le chemin le plus évident. Mais une chose est sûr, j’ai toujours donné le meilleur de moi-même et je n’ai jamais regretté ces décisions. L’herbe n’était pas plus verte… parfois il y avait une multitude de couleur, parfois juste de la terre battue, mais quoi qu’il en soit, j’en ai immanquablement retiré quelque chose et cela m’a permis d’avancer vers mes véritables besoins.

Oui, l’herbe est jaune à cause de la canicule, et nous nous plaignons de la chaleur, mais, grâce à cela, nous sommes soulagés de voir arriver une averse rafraichissante. Nous vivons dans un pays qui nous demande beaucoup d’adaptation, car nos 4 saisons nous apportent toutes quelque chose de différent et on ne sait jamais trop à quoi s’attendre. Ce qui est sûr, c’est que ce changement permanent nous permet d’apprécier chaque phase à sa manière.

J’en tire donc la conclusion que changer, c’est savoir toujours apprécier les côtés positifs de la situation. Et l’équilibre, que nous recherchons tous tellement dans nos vies, n’est qu’une succession de multiples changements afin de satisfaire tous nos besoins de la manière la plus douce pour nous. La question est :  Comment se ressourcer suffisamment pour continuer à découvrir et s’émerveiller de la nouveauté, sans se retrouver dans une zone de panique ? Une efficience dans l’utilisation de notre énergie pour trouver l’équilibre optimal.

Car ne soyez pas dupe, votre zone de « confort » n’en est une que si, et seulement si, vous en sortez régulièrement. Sinon ce sera plus une zone « compost » dans lequel votre jolie herbe verte se décompose inexorablement.

Alors sortez et roulez-vous dans le gazon du voisin, juste pour voir s’il est plus vert ou plus doux ! Même si vous n’y restez pas, vous ramènerez au moins un peu de nouveau pollen pour raviver le vôtre.

Grégoire Perroud

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